Cette phrase apparaît comme référence universelle dans l’Enciclopedia del Surf, signée par différents vétérans galiciens qui, un jour des années 60, eurent l’idée de prendre une planche et de se jeter à la mer depuis Finisterre pour surfer les vagues. Bien que tous la prenaient pour excentriques.
Et c’est que, depuis des temps ancestraux, la mer a révélé un visage pas si aimable et éloigné de la carte postale des vacances: des métiers durs pour les marins, des tempêtes et de l’incertitude, tant d’immensité.
Cependant, lorsque la contre-culture du surf s’est répandue dans le monde dans les années 50 et 60 – bien que le surf fût déjà pratiqué de manière rituelle par les hawaïens depuis des millénaires – la mer a commencé à montrer un visage plus dynamique sous la promesse de transformer cette pratique en un langage capable d’unifier les cultures et d’intégrer mieux l’être humain à la nature.
Nous discutons avec deux experts du surf, de ses codes transculturels et de l’essence d’un monde qui, depuis certaines plages, nous paraît être un endroit meilleur.
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Asís et l’écriture sur le surf dans les années 80
Asís m’a parlé de lieux dans le monde où tout semblait se produire pour la première fois, entre photos analogiques et textes décrivant l’émotion de territoires qui semblaient plus intouchables que jamais autour d’un écosystème aussi vivant que le surf :
«J’ai toujours pensé que surfer une vague est une métaphore de la vie: une énergie qui avance, te pousse et disparaît, te laissant une sensation difficile à expliquer. La mer invite toujours à voyager et chaque houle finit par devenir un endroit spécial, un petit chez-soi», confie Asís à Condé Nast Traveler Espagne. «J’ai eu la chance de surfer en Espagne, au Portugal, au Maroc, en France, à Cuba, au Costa Rica, au Mexique, au Pérou ou à Hawaï. Derrière chaque vague il y avait une culture, une gastronomie et une façon différente de comprendre le monde.»