Image placeholder

Pointe Nariga : le coucher de soleil galicien à son apogée

Il existe des lieux qui semblent conçus pour rester gravés dans la mémoire et Punta Nariga en est l’un d’eux; un promontoire rocheux qui s’enfonce dans l’Atlantique, offrant, en première ligne côtière, une perspective chargée de l’immense beauté et du drame de la mer sur la Costa da Morte.

Contempler l’ouest

La Costa da Morte n’est pas seulement le cadre par excellence des histoires de naufrages ni la protagoniste tristement célèbre de catastrophes environnementales majeures telles que celle provoquée par la catastrophe du Prestige. Costa da Morte est, sans craindre d’exagérer, l’un des tronçons côtiers les plus vierges et les mieux privilégiés d’un point de vue paysager de la péninsule ibérique, avec des lieux spectaculaires qui feraient la couverture de n’importe quel magazine de voyage.

Nous mettrions des jours à énumérer des lieux étonnants qui se cachent tout au long et au large de toute cette bande occidentale de la province de La Corogne qui s’étend entre Caión (A Laracha) et Muros, mais nous allons nous arrêter cette fois sur un endroit marqué par la présence d’un phare, peut-être pas si connu en dehors des limites administratives de la Galice comme pourraient l’être d’autres célèbres exemples tels que Finisterre, Touriñán ou Vilán, bien que tout aussi hypnotisant.

Formaciones rocosas antropomórficas en Costa da Morte.

Nous nous approchons, de plus, de cet enclave privilégié de la commune de Malpica de Bergantiños pour rendre hommage au coucher du soleil —le solpor, comme l’appelle la langue galicienne pour désigner le crépuscule—, et nous le faisons car nous ne sommes pas étrangers à ce que représente symboliquement cette côte dans l’imaginaire historique. Cependant, à l’Antiquité, la croyance disait que dans cet endroit se produisait la mort du soleil, l’Ara Solis, et bien qu’aujourd’hui nous sachions déjà que le monde continue au-delà de l’océan Atlantique, il est vrai que l’orientation vers l’ouest de ce littoral en fait le belvédère parfait pour voir disparaître à l’horizon l’astre roi.

Eh bien, ce recoin choisi en cette occasion n’est autre que Punta Nariga, un accident géographique qui apparaît à l’extrémité de la paroisse de San Pedro de Barizo, où se dresse, imposant face à la mer, comme symbole contemporain, un phare, le dernier construit en Espagne qui, par ce fait, ne se contente pas d’accomplir sa mission de lanterne mais s’érige comme un élément marquant du patrimoine maritime national.

Un phare comme référence

Le phare de Punta Nariga est un projet né dans les années 90 du siècle passé sous la conception de l’architecte galicien César Portela, qui a opté pour une structure intégrée dans le paysage à travers des lignes qui évoquent la proue d’un bateau avançant vers l’océan.

Pierre Le Blanc

Pierre Le Blanc

Je suis Pierre Le Blanc, passionné de voyage, de nature et de découvertes locales. À travers Tourisme Le Blanc, je partage ma vision d’un tourisme authentique et respectueux. J’aime raconter les lieux, les gens et les émotions qui rendent chaque destination unique.