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L’Arrêt par The Grey : Critique de restaurant français à Paris

Alexander Lobrano rencontre deux chefs américains expatriés dans la capitale et recommande un talent du Sud en émergence pour une étoile Michelin…

« Quand les bons Américains meurent, ils vont à Paris », a famously plaisanté Oscar Wilde à propos de la passion que tant d’Américains, mondains et instruits, ressentent et ressentent encore pour la capitale française. À une époque de bouleversements politiques aux États‑Unis, il semble que la prédilection des Américains avisés et du monde pour la ville se soit accélérée.

Les agents immobiliers signalent des ventes rapides d’appartements à Paris dans les quartiers les plus chics de la Rive gauche, mais aussi dans le Marais et les 9e et 17e arrondissements, à des Américains qui veulent une empreinte européenne, avec l’œil tourné vers une éventuelle installation permanente.

La nouvelle arrivée américaine est également créative, car la ville a toujours été un lieu qui a nourri les artistes nord-américains, écrivains et bohémes, y compris des chefs également. La nouvelle venue est Mashama Bailey, qui a remporté plusieurs James Beard Awards pour sa cuisine du Sud portuaire à The Grey, un restaurant logé dans l’ancienne gare routière Greyhound art déco de Savannah, Géorgie.

Bailey s’est formée à New York et à la célèbre école de cuisine bourguignonne d’Anne Willan, La Varenne (maintenant fermée). Elle et son associé, le restaurateur new-yorkais John O. Morisano, sont des Francophiles qui ont toujours rêvé d’ouvrir un restaurant à Paris, alors il y a deux ans, ils ont sauté le pas et acquis l’ancien Café L’Espérance, rue de l’Université, dans le Faubourg Saint‑Germain sur la Rive gauche. « Je voulais affiner la cuisine que j’ai développée au Grey à Paris en utilisant des ingrédients français et aussi en explorant l’influence réciproque de la cuisine française sur les cuisines de Charleston, Savannah, Mobile et la Nouvelle‑Orléans, et la façon dont de nouveaux produits, saveurs et techniques ont traversé l’Atlantique vers la France depuis l’Amérique », explique Bailey. « J’ai toujours rêvé de vivre à Paris », déclare Morisano.

Ainsi, après deux années ardues de batailles juridiques concernant l’immeuble où ils se trouvent – les voisins de l’étage supérieur refusaient d’autoriser l’installation d’un nouveau système de ventilation nécessaire parce qu’ils ne voulaient pas un restaurant animé au rez-de-chaussée de leur immeuble – ils ont officiellement ouvert le 16 septembre 2025.

Bien que Paris soit fou amoureux des aliments américains à emporter comme les cheeseburgers, les bagels, les donuts, les tacos, les pizzas et les lobster rolls, le menu de L’Arrêt défie les Français sur le terrain gastronomique qu’ils considèrent comme le leur — une cuisine définie par la subtilité et le respect des meilleurs produits de saison. On peut se demander si les Français seront capables de dépasser le stéréotype tenace selon lequel les Américains subsistent sur la malbouffe qu’ils aiment secrètement. Mais si quelqu’un peut les amener à une compréhension délicieuse et plus profonde de la cuisine américaine, c’est assurément Mashama Bailey.

« Mon menu évoluera tout le temps », dit-elle. « Nous servirons des huîtres rôties pendant la saison des huîtres, mais elles ne seront pas là pendant l’été. Certains plats seront toutefois des signatures, comme le sandwich NYC (œuf, bacon, cheddar dans un petit pain) servi au petit-déjeuner. »

« Il y a aussi le Poulet Captain, une savoureuse préparation de poulet braisé dans une sauce tomate au curry et au poivron avec des raisins secs et des amandes, un classique colonial tout droit venu des cuisines de Charleston, en Caroline du Sud. »

Et pour rappeler aux habitants que Morisano et Bailey ont maîtrisé les snobismes du quartier, les fromages viennent de Barthélemy, le célèbre fromager local, et les glaces et sorbets sont fournis par Le Bac à Glaces dans la rue du Bac.

36 Rue de l’Université, 7e arrondissement, Paris,

Tél. (33) 09 84 00 09 08

www.larretparis.fr

Menus déjeuner 25 €, 33 €, moyenne à la carte 40 €.

Crédit photo principal : L’Arret Paris Chess Pie – Crédit photo : Ilya KAGAN @ilyafoodstories-export-light-16

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Pierre Le Blanc

Pierre Le Blanc

Je suis Pierre Le Blanc, passionné de voyage, de nature et de découvertes locales. À travers Tourisme Le Blanc, je partage ma vision d’un tourisme authentique et respectueux. J’aime raconter les lieux, les gens et les émotions qui rendent chaque destination unique.