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Un chevreuil affolé bloque la circulation sur lʼA28 pendant près dʼune heure dans lʼEure

Le trafic du petit matin a connu une surprise peu banale, quand un cervidé affolé s’est retrouvé à zigzaguer entre les véhicules sur l’A28, dans le département de l’Eure. En quelques minutes, le flot des voitures s’est mué en file immobile, appels de phares et avertisseurs en cascade. Personne n’a compris tout de suite ce qui se passait, sinon qu’un animal, manifestement désorienté, cherchait frénétiquement une issue.

Sur près d’une heure, l’axe a été ralenti puis neutralisé, le temps de sécuriser la zone et d’escorter la bête vers un passage plus sûr. Les patrouilles, les gendarmes et l’exploitant de l’autoroute ont combiné leurs efforts, tandis que les usagers tentaient de garder leur calme.

Un gibier surgit sur la voie rapide

Il était un peu avant 8 heures lorsqu’un premier appel a signalé la présence d’un chevreuil sur la bande d’arrêt d’urgence, à hauteur d’un diffuseur intermédiaire. Quelques minutes plus tard, l’animal a bondi sur la chaussée, déclenchant des freinages aussi soudains que maîtrisés. Par chance, aucune collision n’a été relevée.

« On l’a vu filer le long du merlon, puis traverser d’un côté à l’autre, totalement paniqué », raconte Lucie, conductrice de retour vers son lieu de travail. « Des gens mettaient les warnings, d’autres gardaient leurs distances. On sentait surtout une grande prudence. »

Un ballet de patrouilles pour sécuriser

Alertée, l’équipe d’exploitation a rapidement mis en place un balisage, avec des ralentissements et une fermeture temporaire d’une voie dans chaque sens. Un véhicule de patrouille s’est positionné en protection, gyrophares allumés, pour canaliser la circulation et empêcher tout mouvement brusque du chevreuil.

« L’objectif est double : protéger les usagers et éviter d’acculer la bête », explique un porte-parole de l’autoroute. « On crée une sorte de couloir sécurisé pour la guider vers une sortie naturelle, sans la forcer ni la traumatiser. »

Des automobilistes médusés mais coopératifs

Malgré l’imprévu, la majorité des conducteurs ont fait preuve de patience. « Je préfère attendre dix minutes que de voir un drame se produire », souffle Hervé, routier habitué à ce tronçon. « La bête était terrorisée, ça se voyait à sa démarche. Il fallait juste lui laisser une chance. »

Les gendarmes du peloton motorisé de Bernay ont brièvement neutralisé la circulation dans un sens de marche, le temps d’ouvrir un segment de clôture abîmé. Le cervidé a fini par s’y engouffrer, bondissant vers les bois voisins, tandis que la brigade refermait la brèche pour prévenir toute récidive.

Pourquoi ces intrusions se multiplient

La saison des naissances et les variations de météo perturbent les déplacements de la faune. La nuit, les phares et les bruits saisis à pleine vitesse désorientent les animaux. Les clôtures, parfois endommagées par des chutes d’arbres ou des accidents, créent des points d’entrée inattendus.

« Les cervidés suivent des couloirs écologiques anciens, invisibles pour nous mais bien réels pour eux », souligne un naturaliste local. « Quand une autoroute coupe ce trajet, le moindre défaut de clôture suffit à provoquer une intrusion. »

Les bons réflexes au volant

Face à un animal sur la chaussée, quelques gestes simples peuvent éviter le pire. Les autorités rappellent des règles élémentaires :

  • Ralentir sans freinage brutal, allumer les feux de détresse, garder ses distances et rester sur sa voie

« Ne tentez pas de doubler, n’utilisez pas le klaxon de manière prolongée, et surtout ne descendez pas du véhicule », insiste l’adjudant Martin, gendarmerie motorisée. « Le risque de sur-accident est bien plus élevé qu’on ne l’imagine. Appelez le 112 ou la borne d’urgence la plus proche. »

Circulation rétablie et appel à la prudence

Vers 8 h 45, le trafic a repris son cours, d’abord au pas, puis à vitesse régulée. Les patrouilles ont procédé à une dernière vérification des clôtures et ramassé quelques débris abandonnés sur le bas-côté. Aucun blessé, ni humain ni animal, n’a été signalé, ce qui constitue une « très bonne issue », selon les autorités.

Les gestionnaires de l’infrastructure annoncent un contrôle renforcé des domaines clôturés et rappellent aux usagers que les panneaux « attention animaux » ne sont pas de simples formalités. En période de forte activité de la faune, notamment à l’aube et au crépuscule, la vigilance doit rester « maximale ».

Dans cet épisode, la coordination a payé : conducteurs attentifs, patrouilles réactives, gendarmes méthodiques et animal finalement sauvé. Sur la route comme ailleurs, une minute de prudence vaut toujours mieux qu’une seconde de regret.

Pierre Le Blanc

Pierre Le Blanc

Je suis Pierre Le Blanc, passionné de voyage, de nature et de découvertes locales. À travers Tourisme Le Blanc, je partage ma vision d’un tourisme authentique et respectueux. J’aime raconter les lieux, les gens et les émotions qui rendent chaque destination unique.