Avant le dîner, nous avons bu un cocktail de ceux qui ouvrent l’appétit. Si vous voulez un apéritif, foncez sur le Gilda Club, avec gin, fino, piparra, soda à l’olive et citron. Pour les amateurs du Mexique il y a Lúcido, avec mezcal, tequila et citron vert, pour les amateurs du Brésil le Recife, avec cachaça lavée au coco, chontaduro et citron kaffir, et pour les amateurs du Japon l’Anzu, à base de whisky Toki, shochu, abricot, miso et sésame noir. Il y en a d’autres, bien sûr. Tous servis dans une verrerie NudeGlass. Et on le remarque.
Les débouchages ici sont amusants, mais ils les prennent très au sérieux. Et c’est que le créateur de TonTon, Bosco Suárez de Puga, aux côtés de Nelsy Cedeño, sommelier et chef de salle, et de Nico, le chef, misent sur des vins naturels, biologiques et peu interventionnistes, ainsi que sur des domaines petits et d’auteur. À sa cave on l’appelle Tonton Ça Va, beau jeu de mots, et elle regorge d’étiquettes françaises (beaucoup) entre Beaujolais, Pinot Noirs et Jura. Également les italiennes, allemandes et, bien sûr, espagnoles, avec des références de zones émergentes comme Arribes del Duero (ce Puesta en Chus de Frontio), Ávila (celle de Rubén Díaz) et Toledo, d’où proviennent Los Conejos Malditos, celui que nous avons bu cette nuit. Les prix vont de 35 à 135 €.
Il y a une chose (de plus belle) ici : sur la carte, on vous dit qui sont les producteurs, les fournisseurs, les cuisiniers et les serveurs, pour que vous vous souveniez d’eux, pour les remercier ou aller les voir. Bien joué : pain et brioche d’Alma / légumes de Sapiens / fromage et produits laitiers de Brie Alto / la volaille des Hnos. Gómez Ortiz / poisson et fruits de mer de O’Percebeiro / glaces de Campo a Través / vins peu interventionnistes / ils vous ont cuisiné Geno, Lélia, Minjal, Sam et Nico avec beaucoup d’amour / ils vous ont servi Yoni, Cristina, Nelsy, Greg et Bosco avec beaucoup d’amour aussi ♥.