Le castizo était, est et sera le Palace. Mais désormais aussi luxury de nouveau, enfin reconverti (il le méritait, au Palace ce qui est du Palace) en l’hôtel qu’il fut un jour. Après une restauration complète et profondément approfondie, il est désormais The Palace, a Luxury Collection Hotel, témoin et protagoniste d’histoires fascinantes depuis son ouverture, là-bas en 1912.
À lui seul, l’infini des anecdotes du Palace ferait un article extrêmement long. Sa construction, en béton armé, a été une révolution à l’époque, se targuant d’être le premier à disposer de toilettes dans toutes les chambres, ce qui signifiait une œuvre d’ingénierie (et de plomberie) colossale, disposait également de téléphones et il est rapidement devenu l’un des lieux favoris des hautes classes européennes. On sait même que pendant la Première Guerre mondiale, grâce à la neutralité de l’Espagne, l’hôtel a attiré la royauté et la bourgeoisie qui trouvaient à Madrid une voie d’échappée phénoménale.
À lui seul, 470 chambres et suites font de The Palace l’hôtel ayant la plus grande capacité dans sa catégorie, et toutes renaissent désormais avec le sceau de Rosa-Violán. Notre premier check-in s’est déroulé dans la suite 523, Neptune, et la sensation fut celle d’un voyage vers un passé parfait, quelque chose comme traverser une élégante maison bourgeoise madrilène de la moitié du XXe siècle. Passé, présent et avenir convergent à The Palace, « notre Palace » (à partir de 570€). –David Moralejo