Pour la première fois depuis 1873, l’édition 2026 du Carnaval de Nice met les femmes au premier plan, avec pour thème « Vive la Reine ! »
Élevant ses dimensions à plus de six étages, la royauté régnante de cette année est la Reine Gaïa, présidant sur les festivités aussi bien pour les jeunes que pour les cœurs d’enfant. Avec une idée originale de l’artiste Gérard Artufel et conçue et façonnée par Concept Evenementiel, la Reine Gaïa est la Mère- Terre personnifiée d’où jaillit toute vie. Les paumes tendues, l’une tenant un prince grenouille et, équilibrant la Terre de l’autre main, la pièce centrale de cette année est une tour confiante d’égalité, d’amour, de compassion et de gouvernance juste qui a tracé le chemin pour que d’autres femmes puissent marquer leur propre empreinte dans notre histoire contemporaine.
La Grand Charivari de Richelmi
Les festivités ont débuté par La Grand Charivari de Richelmi, organisée le 11 février devant La Maison de Carnaval, où la communauté a été invitée à danser dans les rues, à profiter des canons à confettis et à découvrir un aperçu des chars qui attendent leur apparition officielle sur le devant de la scène.
Aux côtés de la Reine Gaïa, cette année se tiennent des femmes tout aussi fortes et puissantes, allant de figures internationales comme l’activiste noire américaine Rosa Parks, la peintre mexicaine Frida Kahlo et la musicienne américaine Beyoncé, jusqu’à des héroïnes locales françaises comme Joséphine Baker, inhumée au Panthéon à Paris en 2021, devenant la première femme noire à recevoir une telle distinction.
Le thème de cette année a suscité spontanément des messages politiques d’autonomisation, présentés dans l’un des chars où les personnages principaux du film Thelma et Louise (du film éponyme de 1991) sont désormais trente ans plus âgés mais, cette fois, prennent les commandes loin des dirigeants masculins de Hollywood et lancent une déclaration #MeToo avec un panneau.

Eh bien, il était temps ! À l’œil nu, la décision intentionnelle de mettre une Reine en vedette (après 96 années de sujets centrés sur les hommes) pour la première fois au Carnaval de Nice semble aller de soi. Toutefois, cet impact est exponentiel. Mettre résolument les femmes à l’avant-scène de la parade constitue une occasion pédagogique majeure pour nos futures reines et rois – les jeunes acteurs du changement – qui apprendront et seront inspirés par les héroïnes présentées sur les chars. Qui sait – peut-être que l’enfant qui rit à côté de vous deviendra un jour Madame la Présidente, assurant une véritable égalité non seulement pour la France mais pour le monde.
Journée de la Carnavalina
Revenue de son coup d’envoi en 2025, La Carnavalina invite les fêtards de toute la région de la Côte d’Azur à un défilé partant de la basilique Notre-Dame, puis par l’Avenue Jean Médecin et la Place Masséna, pour se terminer sur la Promenade des Anglais, permettant ainsi au public d’y prendre part.
Cet événement gratuit présentait des groupes locaux vêtus de divers costumes festifs, allant des tenues traditionnelles Niçoises aux imposantes perruques Renaissance et bustes volumineux, et tout ce qui se trouve entre les deux !
Tout au long du parcours du défilé, les spectateurs en bord de route ont reçu des fleurs et des mimosas des participants au défilé. À mesure que La Carnavalina avançait, les participants ont offert des danses et de la musique.
Tout au long du défilé, le thème de l’autonomisation des femmes s’est sans doute insinué dans l’ensemble. Un groupe de percussionnistes est dirigé par trois jeunes batteuses. Des femmes sur des échasses porteuses de grandes robes de chiffon élaborées faisaient des révérences coquettes aux réjouis en contrebas avec leurs éventails.

Un groupe local d’étudiants a défilé dans une camionnette en carton marquée Rosa Parks
Une mère et ses deux enfants ont rejoint le défilé dans leurs robes africaines traditionnelles blanches et turbans orange, pêche et rose.

Attendez — il y a encore plus !
Pour les détails et les billets, visitez NiceCarnaval.com/

