Image placeholder

La Fête du Cinéma : une invasion amicale des cinéastes latino-américains

A peine les fleurs du carnaval ont-elles été balayées de la Promenade que la fête continue – mais désormais le rythme se déplace de plusieurs milliers de kilomètres vers l’ouest.

Nous sommes peut-être encore au début mars, mais Nice est déjà en pleines fêtes rythmiques, et La Fiesta del Cine Latino saisit l’instant avec un flair hors du commun. La quatrième édition du festival, actuellement en cours jusqu’au 8 mars, se déploie dans les cinémas locaux non pas comme une simple série de films mais comme une immersion totale et enthousiaste dans la vie latino-américaine : un cinéma rare associé à la musique, à la danse, aux saveurs et aux conversations qui donnent à ces films leur contexte vivant.

Le charme opère d’abord par les films eux-mêmes : des premières françaises et mondiales exclusives venues d’Argentine, de Bolivie, du Brésil, de Colombie, du Mexique, du Pérou, du Venezuela et de l’Uruguay. Ce sont des œuvres qui échappent aux circuits commerciaux qui privilégient des paris plus sûrs, et pour la plupart de ces réalisateurs, Nice est leur seule audience européenne. Organisée par Boca Boca Productions, société franco-brésilienne, sous la direction du célèbre réalisateur et producteur Eric Belhassen, la sélection met en lumière des visions indépendantes. Des documentaires âpres et réalistes, des drames lyriques, des récits de migration et de réinvention atteignent Nice avec une fraîcheur qu’aucun multiplex ne saurait égaler.

Ce qui élève l’expérience au-delà de l’écran est le lien ininterrompu avec les créateurs. Après chaque projection, les réalisateurs et leurs équipes répondent en direct aux questions, que ce soit depuis la scène du théâtre ou en liaison depuis l’Amérique latine. Les échanges dépassent les banalités qui suivent habituellement le visionnage : des échanges francs sur les difficultés de financement, les tabous culturels, l’incroyable improbabilité de réaliser et de montrer ces histoires. Dans des lieux emblématiques comme le Cinéma Variétés, le Rialto et la Cinémathèque, la salle se met à vibrer, la distance entre le projecteur et le public s’évanouit pour devenir quelque chose de personnel.

La Cinémathèque apporte sa propre dimension au festival, en proposant une piste parallèle de classiques argentins restaurés des années 1950 aux côtés du programme de compétition, comme rappel que, au-delà du nouveau, le festival porte aussi sur la restitution de ce qui a été perdu.

Puis il y a la fiesta dans le nom, livrée sans compromis. Des projections majeures s’ouvrent à la musique et à la danse en direct — rythmes de samba, pas de tango et flûtes andines se répandent des halls dans l’air nocturne. Des stands de nourriture transforment les pauses en destinations : des arepas colombiennes encore chaudes du gril, des caipirinhas brésiliennes bien acides au citron vert, des empanadas mexicaines dont l’épice persiste jusqu’au prochain film. Cette dimension sensorielle n’est pas une simple étape : elle souligne que la culture latino-américaine arrive dans son ensemble, et non comme un produit à exporter.

Audiences voices carry real weight through the Prix du Public, tallied from ballots cast over the ten days and unveiled at the 7 March closing ceremony. No juries, no gatekeepers — just the crowd’s collective gut deciding which film walks away marked. And given that these are works most European audiences will never encounter again, it is not a casual vote. A short film competition runs alongside the main programme, open to both amateurs and professionals. Prizes include a hands-on internship at ESRA Nice, linking festival exposure to real career advancement.

La séance se conclut en grand style : un documentaire exclusivement français réalisé par le créateur du festival, Eric Belhassen lui‑même, retraçant l’arc du chef brésilien d’origine française Erick Jacquin, dont le parcours des cuisines de São Paulo jusqu’aux tables étoilées Michelin reflète l’éthique des croisements improbables chers au festival. Des prix suivent, puis encore plus de gastronomie, plus de danse, la nuit s’étirant libre et bruyante.

Dans une ville qui sait organiser un spectacle, La Fiesta del Cine Latinoamericano se démarque en rendant la culture à la fois urgente et accessible : l’Amérique latine distillée à son essence la plus vive, juste ici, dans les salles près de la Promenade. Pendant dix jours, elle donne à Nice un passeport pour un autre monde sans quitter la ville.

La Fiesta del Cine Nice banner

La Fiesta del Cine Latinoamericano se déroule jusqu’au 8 mars 2026 dans différents lieux de Nice :

Cérémonie de clôture le 7 mars à 19h, Cinéma Rialto.

Programme complet et billets sur lafiestadelcine.bocaboca.com.br

Cinéma Variétés
5 Bd Victor Hugo
06000 Nice

Tél. : +33 (0)4 93 88 78 65

https://www.google.com/maps/embed?pb=!1m18!1m12!1m3!1d2884.512155878117!2d7.263864810835763!3d43.69990454928964!2m3!1f0!2f0!3f0!3m2!1i1024!2i768!4f13.1!3m3!1m2!1s0x12cddaa76ca320db%3A0x862290973d1311ce!2sVari%C3%A9t%C3%A9s%20Movie%20Theatre!5e0!3m2!1sen!2sie!4v1772297399192!5m2!1sen!2sie" width="100%" height="250" style="border:0;" allowfullscreen="" loading="lazy" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade


Cinéma Rialto
4 rue de Rivoli
06000 Nice

https://www.google.com/maps/embed?pb=!1m18!1m12!1m3!1d2884.698401696274!2d7.256148810835539!3d43.696033149540284!2m3!1f0!2f0!3f0!3m2!1i1024!2i768!4f13.1!3m3!1m2!1s0x12cdd00c9298e845%3A0x5888ebac908b94f6!2sRialto!5e0!3m2!1sen!2sie!4v1772297551406!5m2!1sen!2sie" width="100%" height="250" style="border:0;" allowfullscreen="" loading="lazy" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade


Cinémathèque de Nice
Cinéma Megarama Nice Vauban
Av. François Mitterrand
06300 Nice

Tel : +33 (0)4 92 04 06 66

https://www.google.com/maps/embed?pb=!1m18!1m12!1m3!1d2884.0468397944924!2d7.284569110836386!3d43.709575648663595!2m3!1f0!2f0!3f0!3m2!1i1024!2i768!4f13.1!3m3!1m2!1s0x12cddab6d324757f%3A0x4e0cbf9b3fff624c!2sCin%C3%A9math%C3%A8que%20de%20Nice!5e0!3m2!1sen!2sie!4v1772297691017!5m2!1sen!2sie" width="100%" height="250" style="border:0;" allowfullscreen="" loading="lazy" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade

Toutes les photos et images proviennent de La Fiesta del Cine Latino.

Pierre Le Blanc

Pierre Le Blanc

Je suis Pierre Le Blanc, passionné de voyage, de nature et de découvertes locales. À travers Tourisme Le Blanc, je partage ma vision d’un tourisme authentique et respectueux. J’aime raconter les lieux, les gens et les émotions qui rendent chaque destination unique.